The McMash Clan – Interview

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La Doxa: Bonsoir le McMash Clan! Bienvenue à Toulouse à l’occasion de cette Konnect Session 2. Pouvez-vous vous présenter rapidement à nos lecteurs, d’abord individuellement puis collectivement?

Chris: Okay, et bien je suis Chris du McMash Clan… et c’est super d’être présent ici, à Toulouse !

Kumar : Je suis Kumar, aussi du Mcmash Clan. Ça a été une énorme soirée, c’est vraiment top d’avoir joué ici.

Chris : Ouais, cette soirée a été géniale, incroyable !

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La Doxa: C’est la première fois que vous jouez à L’INOX, vous en avez pensé quoi? Une première impression générale pour cette première date à Toulouse ?

Kumar : On a été vraiment impressionné par l’ampleur de l’évènement. Tous les gens que nous avons rencontrés ont été très chaleureux avec nous, notamment les organisateurs (Kosen Prod.). En plus, les salles sont plutôt grandes, et les gens sont venus nombreux. C’est génial.

Chris : Combien de personnes présentes?

La Doxa : Environ quatre mille personnes.

Chris : C’est impressionnant. Sans parler de la diversité du line-up, qui est plutôt bien rempli !

Kumar : C’est rare d’assister à des concerts de cette envergure en Angleterre, surtout en semaine. C’est énorme. Durant les festivals anglais, en été, on peut avoir des salles de cette taille. Mais une soirée dans un club aussi grand est impressionnant… Surtout pour un mardi !

La Doxa : Focus sur le McMash Clan. Vous avez signé sur le label Circus Records, et sorti l’EP Swing Break. Comment êtes-vous entrés en contact avec ce label ?

Chris: C’est une histoire plutôt bizarre. On jouait au Glade Festival, un festival electro important au Royaume-Uni. En intro de notre set, on a joué le morceau principal de notre EP, qu’on venait littéralement de finir. Et par chance, le colocataire de Flux Pavilion a débarqué dans la salle quand on a commencé à jouer… Il est d’ailleurs assez connu dans l’univers Electro-Swing, il s’appelle Odjbox. Il était un peu déchiré… en gros, il s’éclatait bien, et quand il a entendu Swing Break, il s’est dit : « wow, c’est vraiment cool. » Il est donc venu nous voir après notre set, en nous disant qu’il voulait que Josh Flux Pavilion écoute notre son, il pensait vraiment que ça pouvait lui plaire. Donc on lui a envoyé, et il l’a transféré à Josh, qui nous a finalement contacté en disant qu’il avait vraiment été emballé, et qu’il voulait signer l’EP sur Circus.

La Doxa: C’est un label reconnu, nous sommes contents pour vous les gars! Venons-en à Swing Break…  Les morceaux sur cet EP ont des styles très differents: Il y a Rain, Shere Khan… on sent que vous avez puisé votre inspiration un peu partout. Vous pouvez nous expliquer autour de quelles influences vous avez construit cet EP ?

Kumar : On a commencé à mixer ensemble quand on était jeune. Quand on a commencé à découvrir et à nous plonger dans divers genres musicaux,  on s’est mis à collectionner beaucoup de vinyles issus de ces différents styles, en rassemblant les morceaux  dans des sets qu’on créait…

On a été inspires par des genres très différents, et aussi de nombreux DJs. Du coup, on s’est mis assez naturellement à mélanger les sons que nous avions inclus dans nos DJ sets. Quand on a commencé à produire de la musique, nos morceaux ont suivi la même voie, en mélangeant les genres sans limites, sans se soucier des barrières musicales. C’est ce qui caractérise cet EP.

Chris:  L’EP Swing Break a été inspire par des découvertes récentes. On s’est intéressé de plus près à l’Electro-Swing, et on en jouait un peu dans nos précédents sets : Parov Stelar, Caravan Palace et Odjbox justement. On s’est rendu compte qu’il y avait un rapport fort entre la Dance music et le Swing : le beat possède ce mouvement de balancier, qui donne à la musique ce côté funk qui donne justement envie de danser.

L’influence pour Rain vient directement du son House et Techno, mais en ajoutant  le son Glitchy/filthy qu’on retrouve dans toute Bass music.

Et puis il y a Shere Khan. Tous les membres du Clan sont passés par l’Inde ces dernières années et on a été attirés par la musique Bollywoodienne. On s’est inspiré de l’émotion qui se transmet par ces chansons, en essayant encore une fois une fusion avec la Bass music. Donc en résumé, beaucoup de nos influences viennent de nos expériences passées. L’inspiration vient effectivement de genres très différents, qu’on utilise régulièrement dans notre propre Dance music.

La Doxa: Les différents morceaux de cet EP ont été largement playlistés dans les DJs sets d’artistes comme Culprate par exemple, que vous connaissez bien. Nous-mêmes étant de grands fans de Culprate, qu’est-ce que vous pouvez nous dire sur lui? Avez-vous des projets, des collaborations avec Culprate dans un futur proche ?

Chris: On le connaît depuis un moment. On l’a vu se développer très rapidement. C’est clair que c’est un producteur de très haut niveau.

Kumar: Je pense qu’on se considère comme privilégiés, du fait qu’on soit amis avec lui. Personnellement, je considère son niveau de production comme égal à celui d’Aphex Twin! Il est vraiment Next Level. Des fois, on s’assoie avec lui, on lui pose des questions, et…

Chris: Il a influencé nos productions. La façon dont il réalise ses sonorités, ses mixdowns, et comment il rassemble ses tonalités… on voit ça comme une référence, un niveau à atteindre.

Quand on est en studio et qu’on travaille sur un mixdown ou un edit, on se demande parfois “Que ferait Culprate?” parce qu’il est à ce niveau-là, tu vois! Par exemple, les edits dans Rain sont influencés des trucs qu’il a fait. Donc oui, c’est une énorme influence, et c’et incroyable de voir le soutien qu’il nous porte, et apporte avec lui.

Kumar: J’espère qu’on pourra produire quelque chose ensemble dans le futur. On n’a rien planifié, mais on en a parlé.

Chris: Il y aura quelque chose, on l’espère vraiment. On est très occupés, et il est très TRES occupé. Mais c’est vrai qu’on en a parlé, donc on fera quelque chose ensemble avec un peu de chance.

La Doxa: Est-ce que votre entrée au sein du label Circus Records vous a accordé un nouveau statut dans la scène électronique internationale? Avec peut-être plus de dates, des demandes de remix, une plus grosse présence dans le milieu électro ?

Kumar: Oui, carrément.  Les gars de chez Circus Records sont des gens sympas, qui te mettent à l’aise en restant très professionnels. Beaucoup de labels semblent être géré depuis une chambre d’ado, mais Circus possède ses propres bureaux dans le centre de Londres, avec des salariés: c’est une vraie entreprise. Ils sont très ambitieux, veulent promouvoir leurs artistes mais aussi leur façon de faire. Ils travaillent avec des majors et des artistes très talentueux mais ils gardent ce côté  très familial, ils font beaucoup pour leurs artistes.

Chris: C’était un grand changement pour nous. Comme tu l’as dit, ça a fait bouger les choses en termes de notoriété, de reconnaissance de notre musique. Nous allons continuer à travailler avec eux; on vient de finir un nouvel EP qui sortira aussi sur Circus. Il y a deux tracks : Jericho, avec Million Dan (140 bpm) et Dr Pill (130 bpm).

La Doxa:  Un nouvel EP qui s’annonce! Et sinon, au niveau de vos dates, plutôt à l’international ou du local sur les prochains mois ?

Chris: On jouera en Allemagne, en Norvège et en Ecosse, et on a prévu beaucoup de dates au Royaume-Uni. C’est notre deuxième passage en France cette année. À côté, on travaille aussi sur de nouveaux projets, avec des chanteurs de génie, mais on peut pas trop en parler pour le moment… (à Kumar: ) tu pense qu’on peut ?

Kumar: Non, je ne crois pas…(Rires)

Chris: En résumé, on a pas mal de choses qui arrivent!

La Doxa: Vous postez sur Youtube des vidéos de Live mixes, que vous réalisez tous les trois. C’est important pour vous d’avoir un set bien arrangé lors devos passages sur scène?

Chris: Oui, c’est très important pour nous. On a commencé ça comme DJs, donc en faisant du live. La production est venue après. On a toujours pris comme modèle un petit cercle de DJs et de shows de qualité, puisqu’on s’est rendu compte que beaucoup d’artistes ne font pas d’efforts en ce qui concerne l’expérience musicale. Il faut que le public sente quelque chose de différent par rapport à quand il ne fait qu’écouter la musique. C’est de ça que vient l’attention qu’on porte à nos live sets – on veut recréer quelque chose de spécial dans les soirées où on joue.

C’est une part entière de notre performance. Le Clan a commencé comme DJs, puis on s’est mis à la production. On donne tout ce qu’on a dans nos live sets, tout en essayant de maintenir notre niveau de production, pour balancer les deux aspects.

Kumar: On utilise Traktor avec NI Machine, et deux mixer pour contrôler 4 decks différents. Nos mixes sont plus des live sets que des DJs sets – un mélange intensif de genres et de morceaux. Beaucoup de double drops, chopping, des reedits et un peu de scratch aussi.

La Doxa:  Un Top 3 que vous pourriez lister? Artistes ou morceaux ?

Chris: Culprate du coup, il est vraiment dingue. Vous avez écouté son nouvel EP ?

La Doxa: Il y a un feat avec Torqux non ?

Chris : Ce qu’ils ont fait ensemble est vraiment incroyable. Bon, il y a aussi Mefjus, KOAN Sound, Joe Ford, Billain et Kursa qui me viennent à l’esprit. Une mention spéciale pour Torqux et Odjbox du coup. Pour l’inspiration musicale plus généralement, j’aime beaucoup M83 – on les a découvert avec un film sur le snowboard, Art of Flight, et on a été époustouflé par la dimension pure des morceaux. Niveau Chill,  j’aime bien Polar Snares, producteur anglais qui commence à se faire une place avec ses sons downtempo. Et enfin The Widdler.

Kumar: Je citerai aussi Munchi. Il fait des trucs hard mais très groovy. Il a remixé  des morceaux récents de Current Value et Limewax, en ralentissant des sons D’n’B au départ très agressifs. Il est vraiment bon. Pour ma part, John Hopkins fait aussi de très bons trucs en ce moment.

Il y a un son dans notre set de ce soir, produits par Gammer & Whizzkid des anglais reconnus dans le milieu Hardcore. Ce nouveau son qu’ils ont sorti, je n’ai jamais entendu ça auparavant. On dirait un mélange de Drum’n’Bass et de Dutch House, et tout le monde devient dingue quand on le joue. Ça s’appelle Jump.

Chris: On joue une petite quantité de Hardcore. On l’utilise principalement pour rompre le rythme Drum’n’Bass, plus comme un outil en gros. La plupart du temps on ne laisse pas ce genre de sons dropper tout seul ; on utilise les builds, puis on les modifie en rajoutant des cuts ou des double drops venus du Drum’n’Bass. Mais il y a aujourd’hui une nouvelle génération Hardcore qui émerge, influencé par les nouveaux genres de Bass music. En gros, ils gardent le tempo Hardcore (identique au D’n’B) mais avec des synthés bass modernes, des edits qu’on peut entendre dans l’Electro, la Dubstep et la Drum’n’Bass.

La Doxa:  Merci beaucoup pour ces réponses. C’était un plaisir de vous rencontrer, nous sommes des grands fans ! Un petit mot pour le public toulousain ?

Kumar: Salut les gars, ça a été un plaisir de jouer pour vous ce soir, on a passé une très bonne soirée; on espère revenir bientôt et retourner la scène encore une fois!

Merci à Kosen Prod. et au McMash Clan pour cette interview!

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